
Nanterre,
Broyer et concasser par ces nuits de folie,
Le noir de nos pensées en leur lente agonie.
Gisant à même le sol tel le mal à mes pieds,
Plus jamais de l’idole, tu ne croiras vieux niais.
Insultes et balivernes, tu fais danser la flamme,
Mais les ombres sont ternes et en toi plus une âme.
Fini les perfidies de ces êtres sans chair,
Montres ton appétit, ton épée fend de l’air.
Déchires ces entrailles et hurles aux quatre vents
Que tout n’est que murailles ; toi tu n’as pas le temps.
Fait de ta vile main, saintement endiablée,
Voler en mille éclats toute cette apogée.
Ton silence n’a pas, vaincu cette démence,
Pour eux plus de pardons, fini la décadence,
Montres toi maintenant et naîtra la sentence.
2h30 le 19.12.91