
Elixir de Vie
Ivre mort, je m’affale
Emporté par un tourbillon
Infernal. L’enfer de la boisson,
Me tient en nage, mes yeux se
Ferment, une fois de plus.
De retour parmi les hommes,
Dans cet enclos bordélique,
Lieu de désespoir informe,
L’appel de la mort se fait entendre.
Perdu entre la Gnose et la gnôle,
L’esprit confus, les idées incongrues,
Une voix m’interpelle, tel un mysticisme,
Délire éternel ou excès d’empirisme,
Je me noie dans mes pensées.
Sauvé par Pluton de la perversité,
Je laisse mes derniers ronds,
A l’insensible Charon. La mort
Fut ma seule issue, pour ne
Pas tuer mon Âme, et seul
Mon corps en pâtira.
Leur jeunesse les perdra,
Et du haut de leur décadence,
Je les contemple sans méfiance,
Et les protège de leurs ébats,
Aussi puérils soient-ils.
Car le Temps de leur liberté,
Ne fut sauvé que par leur seule
Volonté. Mourir jeune, pour
Eviter un monde cruel et sans pitié,
Déchirant de monstruosité.