
Le Temps de la Louve
La quête de la Gloire,
Le triomphe de César,
Tremblez !
Plaies ouvertes et cœurs meurtris.
Le Temps n’a une fin,
Que lorsqu’il termine
Sa propre ronde.
L’arène s’ébranle.
La Mort ravageuse,
Les atteint de plein fer,
Et se plante, tel un glaive
Dans leurs poitrines sanglantes.
Serpent de fer,
En cohortes et en centuries,
Les casques et uniformes
Se bousculent, voilà la Guerre.
Terre d’Enée,
Et peuples guerriers,
Cette soif d’ambition,
Perdit tant de Scipion.
Le pain et les jeux,
Ne sont point les seuls
Besoins de ces concitoyens.
La paix et la prospérité,
Comme mouvement d’universalité,
L’Empire calme les esprits,
Et la sagesse prend forme.
Ovide, Tite-Live ou Lucrèce,
Comme témoins de ce Temps.
Le peuple tremble,
La tyrannie s’élève,
Et la Justice meurt.
Entre Religion et superstition,
Les Hommes se prosternent et se baissent,
Devant la grandeur de Jupiter, Pluton ou Cérès.
Le culte de l’Esprit comme celui de la beauté,
Se ternissent avec le Temps,
Et laissent place à une autre réalité.
Alea Jacta Est,
Leur destin fut funeste.