
Suite au poème « Illégitime ! »
Tu n’avais bien sûr rien demandé,
Un peu d’amour ou de tranquillité,
Pas cette douleur qui te transperce
Ni ces flots de sang qui se déversent.
Ton cœur bat sa dernière chamade,
Le corps, cédé à la douleur,
Effondré sur le trottoir se meurt
Et ton esprit divague, s’évade.
Les souvenirs tombent en mikado :
Un regret, un remord et un oubli
Peignent comme autant de pinceaux
Ce tableau qui illustre ta vie.
A quoi penses-tu, le regard vitré ?
As-tu pu finir cette peinture ?
Je t’ai donné ce regard éploré,
L’as-tu emporté vers ton futur ?
Toi qui n’avais rien demandé.
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